Alcool et grossesse : les raisons d’un interdit strict

A l’occasion de la Journée mondiale de prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale, l’INPES rappelle aux futures mamans les conséquences de la consommation d’alcool, même rare, pendant la grossesse.

Pendant la grossesse, les recommandations et restrictions alimentaires sont très nombreuses. Et parmi elles, la consommation d’alcool fait encore débat. Peut-on s’autoriser un verre de temps en temps ? 

Des mamans encore très mal informées sur les risques

Selon un récent sondage mené par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES), un quart des personnes interrogées pensent que boire une bière ou un verre d’alcool pendant la grossesse est quelque chose de recommandé aux futures mamans, alors même que c’est tout à fait le contraire, l’alcool étant strictement déconseillé lorsque l’on est enceinte, et ce dès le premier jour. Pour 37% des français, les risques pour le bébé n’apparaissent qu’à partir d’une consommation quotidienne d’alcool. Une personne sur 4 n’est pas au courant des risques et de la contre-indication, et pour l’INPES, ce résultat est alarmant, d’autant plus que la consommation d’alcool chez les femmes et notamment chez les étudiantes est en forte augmentation.

En effet, les futures mamans sont encore très mal informées sur les risques que l’alcool peut provoquer sur le foetus et leur futur enfant. Pour une majorité de personne interrogées, le risque n’existe que pour une consommation ponctuelle excessive. Les risques liés aux consommations ponctuelles et moins importantes sont encore mal connus : 18% des personnes interrogées pensent qu’une femme enceinte peut boire de temps en temps quelques gorgées d’alcool, sans prendre de risques et sans mettre en danger la vie du bébé.

Faire attention aux consommations ponctuelles ou exceptionnelles

Pourtant les risques sont là et lors de la journée mondiale de prévention du syndrome d’alcoolisation foetale, l’INPES lance une campagne de prévention et d’information sur ces risques encore mal connus, et rappelle également que quelque soit le type d’alcool, les risques sont les mêmes pour les femmes enceintes.

«Personne n’est capable de fixer la quantité d’alcool qui serait sans risque pour l’enfant à naître» précisent les médecins. Même s’il est évident que ce sont surtout les consommations régulières qui sont à l’origine des risques les plus graves, les consommations plus ponctuelles ou exceptionnelles peuvent aussi avoir des conséquences telles que le risque accru d’accouchement prématuré, le risque d’un retard de développement intellectuel ou d’acquisition du langage.

Faire attention dès le début de la grossesse.

L’institut rappelle également que si la consommation d’alcool a eu lieu alors que la future maman ignorait être enceinte, il lui est recommandé d’en parler à son ou ses médecins afin qu’ils portent une attention particulière aux examen prénataux et qu’ils puissent la rassurer. En effet, les médecins expliquent qu’une consommation en tout début de grossesse comporte moins de risques car c’est encore le stade de la division cellulaire. Toutefois, il ne faut pas oublier que dès six semaines, on peut être en mesure d’entendre une activité cardiaque.

Source :http://www.babyfrance.com/fr/guide-bebe/ma-grossesse/votre-alimentation/alcool-tabac-et-grossesse/4000-alcool-et-grossesse–les-raisons-dun-interdit-strict


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