Changer notre regard

J’ai appris, dit le Petit Prince, que le Monde est le miroir de mon Âme…

Quand elle est enjouée, le Monde lui semble gai

Quand elle est accablée, le Monde lui semble triste

Le Monde, lui, n’est ni triste ni gai.

Il est là, c’est tout

Ce n’était pas le Monde qui me troublait, mais l’Idée que

je m’en faisais…

J’ai appris à accepter sans

le Juger, totalement, inconditionnellement…

Le Petit Prince

Avec cet extrait de St Exupéry, nous nous trouvons au coeur même de la clé universelle du bonheur.

Je sais que cette affirmation a quelque chose de grandiloquence,voire de propagande! Mais en y regardant de plus près, qu’est ce que ça dit? Juste que tout, absolument tout dépend de nous et de nous seul.

J’en vois qui s’insurgent, se rebellent et réfutent. Et c’est très bien, c’est normal et c’est sain. Notre inconscient est là pour nous défendre et il le fait très bien, même quand c’e n’est pas forcément utile. Il travaille avec nos souvenirs inconscients, nos croyances héritées ou construites et bien sûr, nos sacro saintes peurs. Tout ceci constitue un barrage inconscient à notre capacité à voir le monde tel qu’il est, sans jugement de valeur. Tout passe par notre filtre personnel généré par notre bagage génétique, familial et social (voire sociétal).

D’où l’intérêt d’apprendre à se connaître, à repérer et nommer ses peurs, à identifier ses croyances et à nous libérer des conditionnements laissés par nos souvenirs inconscients.

Commençons par juste regarder une situation donnée. Telle qu’elle est, de façon factuelle, quasi descriptive. Dissocions là de l’effet qu’elle provoque en nous. Et tentons de repérer ce qui est en cause dans cet effet.

Par exemple: Paul (ou Paulette, à vous de vous mettre en situation!) nous a dit mercredi à 10h :  » je t’appelle » . Jeudi à la même heure, pas d’appel et nous avons échafauddé 10000 plans , tous aussi dramatiques les uns que les autres allant de « il ne veut plus me parler » à « il lui est arrivé quelque chose de grave », le tout générant chez nous angoisse, découragement, peur et j’en passe! Quand il appelle enfin jeudi à 11h, nous apprenons qu’il avait simplement égaré son portable…nous nous sentons aussi rassurés que stupides!

Restons en aux faits, sans extrapoler, car rien de ce qu’on va imaginer n’est réel et tout ce que nous risquons c’est de devenir co-créateur de la situation que l’on craint. Résultat : Paul a dit qu’il appelerait…il a appelé! Apprenons à ôter cette étape stressante du scénario catastrophe.

Vous êtes donc responsable de ce qui se passe, c’est bien vous et votre regard sur le monde et ce qui s’y passe qui sont en jeu.

Par ce biais nous abordons la notion de non-jugement , ce qui n’exclut pas les émotions, les réactions, mais permet un positionnement qui fera de tout ça un terreau de connaissance de soi et une meilleure perception (et/ou compréhension) de ce qui se passe dans notre vie.

Deux des accords toltèques constituent une belle base qui ramènent à l’essentiel notamment: « Ne jamais en faire une affaire personnelle » et « Ne pas faire de suppositions ».

Si vous prenez le temps de faire ce genre d’exercice au quotidien, vous deviendrez l’acteur de votre vie et plus simple spectateur.

Et ça commence maintenant!

Nathalie Devos – Juillet 2015


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